SEO Technique

Plugin WordPress SEO : le choix compte moins que la config

Benoit DemonchauxCo-fondateur de Slashr, directeur SEO, conférencier SMX 2024.

Mis à jour le Publié le 20 min de lecture

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Une extension SEO WordPress pèse peu face à ses réglages : ce qui fait ranker, c'est ce que vous laissez indexer et la justesse du schema

Pour un site neuf, prenez Rank Math, dont la version gratuite est la plus complète, ou SEOPress si vous voulez une admin sans publicité. Gardez Yoast si votre WordPress tourne dessus depuis des années sans problème. AIOSEO convient si vous voulez l'assistant de configuration le plus guidé. Voilà, c'est réglé.

Les quatre font le même socle : title et meta descriptionBalise HTML décrivant le contenu d'une page. Affichée sous le titre dans les SERP, elle influence le CTR., sitemap XMLFichier XML listant toutes les URLs d'un site pour faciliter leur découverte par les moteurs de recherche., canoniques, schemaVocabulaire standardisé de balisage structuré reconnu par Google, Bing et Yahoo. de base, noindexDirective indiquant aux moteurs de ne pas indexer une page. par type de contenu. Ce qui décide si vos pages rankent se règle après l'activation : le nombre d'URLUniform Resource Locator. Adresse unique d'une page web. Une URL optimisée est courte, descriptive et contient le mot-clé. que votre WordPress laisse indexer et la qualité du balisage sur les pages qui comptent. Un Yoast bien réglé fait mieux qu'un Rank Math laissé avec ses réglages par défaut.

Ce qu'une extension SEO fait vraiment à votre WordPress

Une extension SEO vous donne la main sur ce que WordPress montre aux moteurs. Le core sait produire un sitemap basique depuis la version 5.5, à l'adresse /wp-sitemap.xml, et il redirige déjà l'ancienne URL d'un article dont vous changez le slug. Il ne vous laisse pas écrire une meta description, sortir les archives de tags de l'index ou déclarer un schema Article.

On peut faire du SEO sur WordPress sans extension, à coups de filtres dans le functions.php du thème. Tout part le jour où vous changez de thème. Ces extensions existent pour ça.

Ce qu'elles gèrent pour vous : les title et meta description avec des variables par type de contenu, un sitemap XML qui se met à jour à chaque publication, la canonique de chaque URL, les balises Open Graph, un balisage schemaCode ajouté au HTML pour aider les moteurs à comprendre le contenu et générer des rich snippets..org de base et les réglages d'indexationProcessus par lequel Google ajoute une page à sa base de données pour qu'elle puisse apparaître dans les résultats. par type de contenu.

Les redirections font exception. Le gestionnaire dépend de l'offre : gratuit chez Rank Math, réservé à Premium chez Yoast, à la version PRO chez SEOPress (la gratuite redirige seulement article par article) et à Pro chez AIOSEO.

Partage des rôles sur un WordPress : l'extension SEO gère balises, sitemap, canoniques et schema ; vous gardez les pages à garder, le contenu, le maillage et le serveur
Partage des rôles sur un WordPress : l'extension SEO gère balises, sitemap, canoniques et schema ; vous gardez les pages à garder, le contenu, le maillage et le serveur

Ce qu'elles ne feront jamais : décider quelles pages méritent d'exister, écrire votre contenu, construire votre maillage interneEnsemble des liens entre les pages d'un même site. Distribue le jus SEO et guide les utilisateurs. ou faire descendre un temps de réponse serveur trop lent. La pastille verte de Yoast n'a jamais fait ranker une page.

Le comparatif des plugins SEO WordPress en 2026

Le comparatif utile tient en deux questions : que couvre la version gratuite, et que coûte la licence pour votre nombre de sites.

Les chiffres d'adoption ne départagent personne

Yoast SEOSearch Engine Optimization. Ensemble des techniques visant à améliorer le positionnement d'un site web dans les résultats naturels des moteurs de recherche. dépasse les 10 millions d'installations actives sur le répertoire WordPress, Rank Math les 4 millions, AIOSEO les 2 millions, SEOPress les 300 000 et The SEO Framework les 200 000 (relevé d'octobre 2026). Les notes vont de 4,7 à 4,9 sur 5. Ces chiffres mesurent la popularité, et une extension SEO s'installe une fois pour ne plus être remise en question. L'adéquation avec votre site se juge sur d'autres critères.

Ce qu'il faut regarder à la place

J'ai quatre critères, par ordre d'importance. D'abord, le niveau de détail des contrôles d'indexation par type de contenu et par taxonomie : c'est le réglage qui fait bouger les positions. Ensuite, la qualité du schema par défaut, qui alimente les résultats enrichis. Troisième critère, la migration, parce que vous changerez d'extension un jour. Enfin, le prix selon votre nombre de sites.

Extension Installations actives Redirections et 404Code HTTP indiquant qu'une page n'existe pas. Trop d'erreurs 404 nuisent au crawl budget. sans payer Licence payante Pour qui
Yoast SEO 10 M+ Non, gestionnaire en Premium 118,80 € HT/an par site Sites éditoriaux stables, équipes non techniques
Rank Math 4 M+ Oui, redirections et suivi des 404 PRO dès 7,99 € HT/mois, facturé à l'année Sites qui veulent tout en gratuit, WooCommerce
SEOPress 300 000+ Redirection article par article, gestionnaire en PRO 49 € HT/an pour 1 site, 149 € en illimité Freelances et agences, marque blanche
AIOSEO 2 M+ Non, redirections avancées dès la formule Pro Dès 49,50 $/an la 1re année, de 1 à 100 sites Sites vitrines, débutants
The SEO Framework 200 000+ Non, pas de suivi des 404 par choix Gratuit, sans pub ni tracking Sites où chaque requête compte
Comparatif des versions gratuites de Yoast, Rank Math, SEOPress et AIOSEO : redirections, suivi des 404 et schema WooCommerce, gratuits ou payants
Comparatif des versions gratuites de Yoast, Rank Math, SEOPress et AIOSEO : redirections, suivi des 404 et schema WooCommerce, gratuits ou payants

Yoast, Rank Math, SEOPress et AIOSEO : où ils divergent

Les écarts portent sur trois points : ce que la version gratuite laisse faire, la façon dont la licence compte les sites et le bruit dans l'admin.

Yoast SEO

Yoast est le plus prudent des quatre, et c'est son intérêt. Son schema reste sobre. L'analyse de lisibilité et le feu tricolore ne servent pas à grand-chose, mais ils obligent les rédacteurs qui ne font pas de SEO à remplir une meta description. La version gratuite gère aussi un fichier llms.txt.

Premium coûte 118,80 € HT par an, et un abonnement couvre un seul site ou domaine. Il apporte le gestionnaire de redirections et les fonctions IA, et inclut désormais les extensions Local SEOOptimisation de la visibilité pour les recherches géolocalisées ("près de moi", ville + service)., Video SEO et News SEO. WooCommerce reste à part : Yoast WooCommerce SEO coûte 178,80 € HT par an, Premium inclus. Au-delà de quelques sites, la facture grimpe vite.

Rank Math

C'est la version gratuite la plus complète : gestionnaire de redirections, suivi des 404, plus de 16 types de schema, intégration WooCommerce et suivi de positions via la Search ConsoleOutil gratuit Google pour surveiller et optimiser la présence d'un site dans les résultats de recherche., avec des données mises à jour tous les sept jours en gratuit.

La licence demande une lecture attentive. Rank Math PRO coûte 7,99 € HT par mois la première année, facturée à l'année, puis 8,99 €. Elle couvre un nombre illimité de sites qui vous appartiennent, et les sites clients en sont exclus. Une agence qui installe Rank Math PRO chez ses clients passe par la formule Business, à 24,99 € HT par mois la première année pour 100 sites clients.

Le revers : l'interface empile les modules, et le plugin permet d'empiler du balisage que personne ne relit. Un schema FAQPage sur une page sans FAQ visible contredit les consignes de Google, qui demandent un balisage fidFirst Input Delay. Ancienne métrique de réactivité, remplacée par l'INP en mars 2024.èle au contenu affiché.

SEOPress

SEOPress est le plugin français du lot, et il gagne sur un point : l'admin. La version gratuite n'affiche aucune publicité, n'envoie aucune donnée et accepte la marque blanche avec un peu de code. La version PRO la propose sans code. Quand vous livrez des sites à des clients, vous évitez le logo et les notifications d'un plugin dans le back-office que vous facturez.

Le gestionnaire de redirections, le suivi des 404, l'audit et le module WooCommerce sont réservés à la PRO, facturée à l'année : 49 € HT pour un site, 59 € pour cinq, 149 € en illimité, au même prix au renouvellement. Pour une PME ou un freelance qui gère plusieurs sites, c'est à mon avis le meilleur rapport entre fonctionnalités et prix.

AIOSEO et The SEO Framework

AIOSEO fait le travail, et son assistant promet une configuration en moins de cinq minutes. Ses tarifs sont en dollars : la formule Basic coûte 49,50 $ la première année pour un site, puis 99 $, et la formule Elite couvre 100 sites. Le gestionnaire de redirections, le module WooCommerce et le maillage interne automatique sont payants, et sa grille tarifaire réserve les outils de redirection avancés aux formules Pro et Elite.

The SEO Framework mise sur le minimalisme : ni publicité, ni tracking, ni cookie, et pas de suivi des 404, un choix assumé par ses développeurs. Il plaira aux développeurs qui surveillent leurs requêtesTerme ou expression que les utilisateurs saisissent dans un moteur de recherche. Base de toute stratégie SEO. et leurs Core Web VitalsMétriques de Google mesurant l'expérience utilisateur : LCP (chargement), INP (interactivité), CLS (stabilité visuelle).. Point de vigilance : sa fiche wordpress.org annonce des tests jusqu'à WordPress 6.9, quand AIOSEO est testé jusqu'à 7.1.3.

Licences des extensions SEO WordPress en 2026 : Yoast par site, Rank Math PRO sur vos seuls sites, SEOPress de 1 site à l'illimité
Licences des extensions SEO WordPress en 2026 : Yoast par site, Rank Math PRO sur vos seuls sites, SEOPress de 1 site à l'illimité

La config d'indexation qui fait bouger les positions

Une installation WordPress expose bien plus d'URL que de pages censées ranker : archives de catégories, de tags, de dates et d'auteurs, pièces jointes, paginationDivision du contenu en plusieurs pages numérotées. Nécessite une gestion SEO spécifique., résultats de recherche interne, flux RSS. Chaque URL inutile consomme du crawl, et un index rempli de pages vides dilue ce que Google voit de votre site.

L'arbre de décision par type de contenu

Ouvrez les réglages « Types de contenu » et « Taxonomies » de votre extension, puis décidez dans cet ordre.

Archives par date : noindex, sans exception. Personne ne cherche « articles publiés en mars 2019 ».

Archives d'auteur : noindex si votre site n'a qu'un auteur, puisqu'elles dupliquent alors la page d'accueil du blog. Index si plusieurs auteurs identifiés signent et que chaque page auteur a une vraie bio.

Tags : posez-vous trois questions. La page a-t-elle un texte d'introduction ? Cible-t-elle une requête que vous savez nommer ? Liste-t-elle au moins cinq contenus ? Si la réponse est oui aux trois, vous l'indexez. Sinon, noindex. Sur un blog qui tague à chaque article, la règle laisse en général peu de tags dans l'index, et ceux qui restent se travaillent comme des pages de catégorie.

Catégories : index, avec une introduction rédigée. Une archive sans texte n'est qu'une liste de liens, et Google n'a aucune raison de la préférer à votre article.

Pièces jointes : redirection vers le fichier ou vers l'article parent. Depuis WordPress 6.4, les pages de pièces jointes sont désactivées par défaut sur les nouvelles installations ; un site plus ancien les garde actives à la mise à jour, et c'est là que la case de votre extension sert encore.

Recherche interne : noindex sur le gabarit des résultats. Une fois ces URL sorties de l'index, ajoutez Disallow: /?s= dans le robots.txt pour que GooglebotRobot d'exploration de Google qui parcourt le web pour découvrir et indexer les pages. cesse de les explorer. Dans l'autre ordre, Google ne lit jamais le noindex.

Pagination : index, avec une canonique vers la page elle-même. Google le dit sans détour : ne désignez pas la première page d'une série paginée comme canonique, donnez à chaque page sa propre URL canoniqueBalise indiquant la version principale d'une page en cas de contenu dupliqué ou similaire.. Une page 3 qui pointe vers la page 1 cache à Google les articles qu'elle liste. Le choix du modèle lui-même (pages numérotées, bouton « charger plus », défilement infini) se tranche avec le guide de la pagination SEO.

Réglages d'indexation WordPress par type d'URL : dates en noindex, auteurs selon le nombre de signataires, tags selon trois critères, recherche interne en noindex puis Disallow
Réglages d'indexation WordPress par type d'URL : dates en noindex, auteurs selon le nombre de signataires, tags selon trois critères, recherche interne en noindex puis Disallow

Vérifier que ça a bien pris

Ça prend deux minutes. Commencez par le code. Les extensions posent le noindex en balise meta, et un serveur ou un CDN peut en ajouter un en en-tête HTTP X-Robots-Tag : vérifiez les deux. La troisième commande parcourt les sitemaps listés dans l'index et compte leurs URL. L'adresse de l'index change selon l'extension : sitemap_index.xml pour Yoast et Rank Math, sitemaps.xml pour SEOPress, wp-sitemap.xml pour le sitemap natif de WordPress.

curl -sI httpsProtocole sécurisé de transfert de données. Facteur de ranking depuis 2014.://votresite.fr/tag/promo/ | grep -i "x-robots-tag"
curl -s https://votresite.fr/tag/promo/ | grep -iE "name=[\"']robots"
for s in $(curl -s https://votresite.fr/sitemap_index.xml | grep -o '<loc>[^<]*' | sed 's/<loc>//'); do curl -s "$s" | grep -o '<loc>'; done | wc -l

Ouvrez ensuite le rapport Indexation des pages dans la Search Console. Comparez le nombre d'URL indexées au nombre de pages que vous voulez vraiment faire ranker. Mon repère : au-delà du double, vous ne contrôlez plus ce qui est indexé. Surveillez aussi les lignes « Explorée, actuellement non indexée » et « Détectée, actuellement non indexée ». Si elles augmentent alors que votre trafic ne bouge pas, Google passe son temps sur des pages sans intérêt.

Deux erreurs à éviter

Première erreur : mettre toute une taxonomie en noindex alors qu'elle faisait du trafic. Avant de décider, filtrez les performances de la Search Console sur le modèle d'URL concerné. Une archive qui a des impressionsNombre de fois qu'une page apparaît dans les résultats de recherche, qu'elle soit cliquée ou non. et des clics s'étoffe : un texte d'introduction, des contenus mieux choisis.

Deuxième erreur : laisser plusieurs réglages se contredire. Le thème pose une canonique, l'extension en pose une autre, le CDN ajoute un X-Robots-Tag. Face à des signaux contradictoires, Google choisit lui-même, et rarement celui que vous vouliez.

WooCommerce : le seul cas où le choix de l'extension compte

Pour un blog, n'importe laquelle des quatre fait l'affaire. Pour une boutique, regardez ce que devient le schema produit. Certaines extensions le complètent, d'autres le remplacent, et pas au même prix.

Le schema produit, propriété par propriété

WooCommerce pose déjà un JSON-LDFormat recommandé par Google pour implémenter les données structurées dans le code source. Product de base sur chaque fiche : nom, description, SKU, GTIN quand il est renseigné, et une offre (Offer, ou AggregateOffer pour un produit variable dont les variations n'ont pas le même prix, ce qui rend la fiche inéligible aux fiches marchandes). Pour les fiches marchandes, Google exige name, image et un bloc offers avec price et priceCurrency. Il recommande en plus les identifiants (gtin13 pour un EAN), la marque (brand), la disponibilité, et priceValidUntil : une date passée peut empêcher l'affichage de la fiche.

Pour les frais de port et les retours, Google recommande de déclarer une politique globale dans le balisage Organization, et de garder shippingDetails et hasMerchantReturnPolicy au niveau de l'offre pour les seuls produits qui dérogent à la règle.

N'utilisez aggregateRating et review que si de vrais avis clientsÉvaluations laissées par les clients sur Google Business Profile. Facteur de ranking local. sont affichés sur la page. Google exige que les avis balisés soient visibles et viennent d'utilisateurs réels, et une violation peut valoir une action manuellePénalité appliquée manuellement par un employé Google pour violation des guidelines., qui fait ignorer le balisage de la page.

Les variations, là où ça casse

Une fiche avec cinq tailles et trois coloris se balise de deux façons. La première : un seul Product, dont offers est un AggregateOffer avec lowPrice et highPrice, ce que fait WooCommerce sur la page d'un produit variable (sur une URL qui désigne une variation précise, il décrit cette seule variation à son prix exact).

La seconde, celle que Google documente pour les variantes : un ProductGroup avec variesBy et des hasVariant, chaque variante avec son identifiant (SKU ou GTIN), son prix et sa disponibilité. Elle demande plus de travail, mais c'est le modèle que Google documente pour rattacher chaque prix à sa taille et à son coloris.

Schema JSON-LD d'une fiche WooCommerce à variantes : ProductGroup, variesBy, hasVariant, et une offre par variante avec son prix et son GTIN
Schema JSON-LD d'une fiche WooCommerce à variantes : ProductGroup, variesBy, hasVariant, et une offre par variante avec son prix et son GTIN

Ce que devient le schema produit avec chaque extension :

  • Rank Math remplace le schema de WooCommerce par le sien. En gratuit, il reprend le GTIN natif de WooCommerce et y met la marque, le prix, la devise et la disponibilité. Le GTIN saisi variation par variation, une offre par variation et la marque personnalisée sont réservés à la PRO.
  • Chez Yoast, le schema produit enrichi (identifiants, marque) passe par Yoast WooCommerce SEO, à 178,80 € HT par an.
  • Chez SEOPress, les identifiants produit (GTIN, MPN, marque) et le module WooCommerce sont dans la PRO.
  • Chez AIOSEO, le module WooCommerce fait partie des formules payantes.

Pour une boutique de 300 références où chaque euro compte, ce point devrait guider votre choix plus que n'importe quel classementPosition d'une page web dans les résultats de recherche pour une requête donnée..

Catégories, filtres et pagination

Les pages de catégories WooCommerce sont celles qui peuvent ranker sur les requêtes génériques, et elles restent souvent vides, comme de simples pages techniques. Ajoutez un texte au-dessus ou en dessous de la grille, et écrivez un title qui ne se contente pas de reprendre le nom de la catégorie. La méthode complète, de l'URL au maillage, est dans le guide de la page catégorie SEO.

Les filtres à facettes posent le plus gros problème. Chaque combinaison de ?filter_couleur=, ?orderby= et ?min_price= crée une URL que Google peut explorer. Prenons trois filtresSystème de filtres (taille, couleur, prix) générant de nombreuses URLs. Nécessite une gestion SEO. de dix valeurs chacun, avec au plus une valeur par filtre : cela fait déjà 1 330 URL possibles pour une seule catégorie. Pour une facette jamais indexée, Google recommande de bloquer l'explorationProcessus par lequel les robots des moteurs de recherche parcourent et analysent les pages web. dans le robots.txtFichier texte à la racine d'un site indiquant aux robots quelles pages explorer ou ignorer.. Pour une URL filtrée déjà indexée, posez d'abord le noindex, puis le Disallow une fois l'URL sortie de l'index. Il y a une exception. Si une combinaison correspond à une vraie requête avec du volume (« robe rouge grande taille »), sortez-la des filtres et faites-en une vraie page de catégorie, avec sa propre URL et son contenu.

Contrôlez le résultat dans les rapports sur les fiches de marchand et les extraits de produits de la Search Console. Un prix manquant ou une disponibilité invalide y remontent en erreur, fiche par fiche.

Votre extension SEO produit aussi du balisage pour les IA

Google l'écrit noir sur blanc : aucun balisage spécial ni fichier destiné aux IA n'est nécessaire pour apparaître dans les AI Overviews ou l'AI Mode. Les balisages Organization, Person et Article (avec author et datePublished) et les liens sameAs vers vos profils officiels servent à autre chose : ils disent qui vous êtes et relient vos entités, pour Google comme pour les assistants qui lisent vos pages.

Dans votre extension, remplissez le bloc Organisation ou Personne à la configuration. Ajoutez vos profils sociaux, et votre fiche Wikipédia ou Wikidata si vous en avez une. Activez le schema Article sur vos articles. Enfin, donnez à chaque auteur une page avec une vraie bio, des liens externes et la liste de ses publications. C'est dans ce cas qu'indexer les archives d'auteur est le plus utile.

Checklist du balisage d'identité dans une extension SEO WordPress : Organisation, profils sameAs, schema Article, pages auteur ; aucun schema spécial IA requis par Google
Checklist du balisage d'identité dans une extension SEO WordPress : Organisation, profils sameAs, schema Article, pages auteur ; aucun schema spécial IA requis par Google

Aucune extension n'écrira pour vous un contenu que les IA auront envie de citer. On vous cite quand vous défendez une position, quand vous publiez un chiffre que personne d'autre n'a, ou quand vous décrivez une méthode assez précisément pour qu'un modèle la reprenne.

Installer et migrer sans casser l'indexation

L'installation prend trois minutes : Extensions, Ajouter, vous cherchez le nom et vous activez. L'assistant vous demande le type de site et qui l'édite. Répondez sérieusement, ces informations alimentent votre schema Organisation.

La migration demande plus de soin. Les importeurs existent : Rank Math importe les données de Yoast, AIOSEO et SEOPress ; SEOPress celles de Yoast, Rank Math, AIOSEO et The SEO Framework ; AIOSEO celles de Yoast, Rank Math et SEOPress. Chaque plugin enregistre les title et les metas dans ses propres métadonnées d'articles, qui restent en base quand vous le désactivez : l'outil d'AIOSEO détecte même une ancienne extension installée mais inactive.

Le risque tient au délai. Faites la bascule d'une traite, sur une préproduction si vous en avez une : activez la nouvelle extension, lancez l'import, désactivez l'ancienne dans la foulée. Entre deux, le site sert soit deux jeux de balises, soit les title générés par le thème. Si le changement d'extension tombe pendant une refonteModification majeure du design ou de la structure d'un site. Risque SEO si mal gérée., traitez-le comme une étape de la migration SEO, avec le même plan de contrôle des URL.

Migration d'une extension SEO WordPress en cinq étapes : préproduction, import, désactivation de l'ancienne, contrôle de vingt URL, suivi dans la Search Console
Migration d'une extension SEO WordPress en cinq étapes : préproduction, import, désactivation de l'ancienne, contrôle de vingt URL, suivi dans la Search Console

Après l'import, vérifiez une vingtaine d'URL : le title dans le code source, la canonique et le sitemap. Et ne laissez pas deux extensions SEO actives plus longtemps que l'import : chaque page se retrouve avec deux canoniques et deux jeux de balises Open Graph, et c'est Google qui choisit.

Passer de Yoast à Rank Math ne fait pas monter le trafic organiqueVisites provenant des résultats de recherche naturels (non payants) des moteurs de recherche. par lui-même. Quand un gain apparaît après une migration, il vient du ménage qu'elle impose : revoir tous les réglages d'indexation, souvent pour la première fois depuis l'installation.

Questions fréquentes

La version gratuite d'un plugin SEO suffit-elle ?

Pour un blog ou un site vitrine, oui. Les quatre gèrent gratuitement les balises, le sitemap, les canoniques et les réglages d'indexation, qui font l'essentiel du travail. Le gestionnaire de redirections est le premier manque : gratuit chez Rank Math seulement. Sur WooCommerce, le core publie déjà un schema produit avec le GTIN. Vérifiez ce que votre extension en fait : Rank Math le remplace par le sien, et une offre par variation demande sa version PRO.

Est-ce qu'un plugin SEO ralentit un site WordPress ?

Un peu. Les extensions les plus complètes ajoutent des requêtes en base et du JSON-LD sur chaque page. Sur un site déjà chargé en constructeur de pages et en scripts tiers, l'écart passe inaperçu. Sur un site léger qui vise de très bons Core Web Vitals, The SEO Framework est pensé pour ça. Dans tous les cas, désactivez les modules que vous n'utilisez pas.

Peut-on faire tourner deux extensions SEO en même temps ?

Non. Même si l'une s'occupe seulement des redirections et l'autre des metas, vous risquez des balises en double. Pour un besoin précis, comme les redirections en masse, prenez un plugin qui ne fait que ça et désactivez le module équivalent dans votre extension principale.

Les extensions SEO WordPress sont-elles conformes au RGPD ?

Leur cœur ne pose pas de problème : Yoast écrit que son plugin ne stocke aucune donnée personnelle, SEOPress et The SEO Framework annoncent n'envoyer aucune donnée. Le risque vient des modules : l'analyticsOutil gratuit Google pour analyser le trafic et le comportement des visiteurs d'un site. intégré qui dépose des cookies, et les fonctions IA qui envoient votre contenu à une API externe. Vérifiez chaque module que vous activez, quelle que soit l'extension.

Et sur un WordPress headless ?

L'extension produit toujours les metas et le schema, mais votre front doit les récupérer. Yoast ajoute les champs yoast_head et yoast_head_json à l'API REST et expose un point d'accès get_head. Rank Math propose un point d'accès getHead dans ses réglages headless, et précise qu'il ne gère pas GraphQL nativement : sa documentation renvoie vers l'extension WPGraphQL. Si votre front ne lit pas ces champs, vous payez une licence pour du balisage qui n'apparaît nulle part.

Sources

Tags

  • SEO Technique

L’auteur

Benoit Demonchaux

Co-fondateur & SEO Director

Benoît Demonchaux est co-fondateur de Slashr, agence de référencement naturel basée à Lille et consultant SEO depuis 6 ans. Avant de créer Slashr, il a exercé en tant qu'éditeur de sites et chef de projets dans une grande agence SEO.

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