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EEAT en SEO : expérience, expertise, autorité, confiance et comment les prouver

Benoit DemonchauxCo-fondateur de Slashr, directeur SEO, conférencier SMX 2024.

Mis à jour le Publié le 17 min de lecture

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Comparaison entre un site qui se décrit (encart rédacteur, contenu paraphrasé, site anonyme) et un site qui prouve son EEAT

L'EEAT (ou E-E-A-TExperience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness. Critères de qualité évalués par Google.) désigne les quatre critères avec lesquels Google décrit un contenu digne de confiance : expérience, expertise, autorité et confiance. Google prAlgorithme historique de Google évaluant l'importance d'une page selon ses backlinks. Toujours utilisé en interne.écise que ce modèle n'est pas un facteur de classement spécifique, même si ses systèmes cherchent ces qualités ; ses évaluateurs de la qualité s'en servent pour vérifier que ses systèmes font bien remonter les contenus fiables.

La version française de Google parle d'expérience, d'expertise, de légitimité et de fiabilité ; le métier dit plus souvent autorité et confiance. Les mots changent, la logique reste : chaque critère se prouve par ce que vos pages montrent, ce que votre site dit de vous et ce que d'autres sites en disent. Voici où les consignes de Google cherchent ces preuves et quoi mettre en place selon votre site.

Qu'est-ce que l'EEAT : quatre critères, la confiance au centre

L'EEAT regroupe quatre critères, et Google place la fiabilité au premier rang : les trois autres y contribuent. Le concept s'appelait E-A-T jusqu'au 15 décembre 2022, date à laquelle Google a ajouté l'expérience à ses consignes pour les évaluateurs, avec un exemple simple : le contenu de quelqu'un qui a réellement utilisé le produit ou visité le lieu. Ce critère d'expérience arrive tard dans l'histoire du moteur, près de douze ans après Panda : l'histoire de Google racontée par ses mises à jour le situe parmi les grandes étapes du moteur.

Les consignes définissent chaque critère par une question :

  • Expérience : l'auteur a-t-il l'expérience directe ou vécue du sujet ? L'exemple des consignes est l'avis produit écrit par quelqu'un qui a utilisé le produit, face à l'« avis » de quelqu'un qui ne l'a jamais eu en main.
  • Expertise : a-t-il les connaissances ou le savoir-faire que le sujet demande ? Pour recâbler une installation électrique, on fait confiance à l'électricien plutôt qu'au passionné de maisons anciennes.
  • Autorité (légitimité chez Google France) : l'auteur ou le site sont-ils connus comme une source de référence sur le sujet ? La page officielle du gouvernement pour renouveler un passeport en est l'exemple type.
  • Confiance (fiabilité) : la page est-elle exacte, honnête, sûre et fiable ?

La confiance décide. Les consignes poussent la logique jusqu'au bout : une arnaque financière reste indigne de confiance même si son auteur est un escroc très expérimenté. Une page peu fiable a un E-E-A-T faible, quoi qu'elle affiche par ailleurs. Une page n'a pas non plus besoin des quatre : Google précise qu'un contenu peut être utile par l'expérience qu'il montre, un autre par l'expertise qu'il partage.

Les quatre critères EEAT empilés : expérience, expertise et autorité reposent sur la confiance, que les consignes de Google placent au centre
Les quatre critères EEAT empilés : expérience, expertise et autorité reposent sur la confiance, que les consignes de Google placent au centre

L'EEAT est-il un facteur de classement Google ?

Pas au sens d'un signal unique : Google écrit que le modèle E-E-A-T « ne consiste pas en un facteur de classement spécifique ». Ses systèmes automatisés s'appuient sur un ensemble de facteurs qui permettent d'identifier les contenus qui ont ces qualités, et ils leur accordent encore plus d'importance sur les thèmes YMYLYour Money Your Life. Pages touchant à la santé, la finance ou la sécurité, soumises à des critères E-E-A-T stricts..

Les évaluateurs de la qualité de la recherche sont des personnes qui aident Google à confirmer que ses algorithmesProgramme informatique utilisé par les moteurs de recherche pour classer les pages web. Google utilise plus de 200 facteurs de ranking. portent leurs fruits et que ses modifications ont l'effet attendu. Ils n'ont aucun contrôle sur le classement des pages. Leur feedback n'a pas d'impact direct sur les algorithmes.

Les consignes qu'ils suivent (version du 11 septembre 2025) le leur disent dès l'introduction : aucune note ne peut faire monter ou descendre une page, et noter chaque page du web à la main serait impossible. Les notes servent à mesurer si le moteur fonctionne et à fournir des exemples de bons et de mauvais résultats.

Pour vous, l'EEAT est une grille de relecture. Google le dit lui-même : ses consignes peuvent vous aider à évaluer votre contenu, à repérer ce qu'il faut améliorer et à l'aligner sur les signaux que ses systèmes utilisent. Les « scores EEAT » affichés par certains outils sont leurs propres estimations : Google n'en publie aucun. Notre guide du positionnement dans les moteurs de recherche replace ce critère parmi les autres leviers du classement. Côté réponses IA, notre article sur le SEO zéro clic montre ce que la confiance et la marque deviennent quand le clic disparaît.

Qui fait quoi : les systèmes classent avec de nombreux facteurs, les évaluateurs notent des résultats sans toucher au classement, Google mesure si ses systèmes fonctionnent
Qui fait quoi : les systèmes classent avec de nombreux facteurs, les évaluateurs notent des résultats sans toucher au classement, Google mesure si ses systèmes fonctionnent

YMYL : là où Google exige le plus

Plus un sujet peut nuire, plus Google attend d'E-E-A-T. Il appelle YMYL (« Your Money or Your Life », votre argent ou votre vie) les thèmes qui peuvent avoir un impact significatif sur la santé, la stabilité financière ou la sécurité des personnes, ou sur le bien-être de la société. Les consignes citent les symptômes d'une crise cardiaque, la façon d'investir son argent ou la conduite à tenir en cas de séisme.

Sur ces sujets, Google demande un contenu très précis et conforme au consensus des experts. Deux cas se présentent. Une page qui informe ou conseille sur un sujet YMYL clair peut exiger un haut niveau d'expertise. Une page qui partage une expérience vécue, souvent une épreuve personnelle, peut avoir un E-E-A-T élevé tant qu'elle reste fiable, sûre et conforme à ce consensus.

À l'autre bout, un post de réseau social qui veut divertir sur un sujet sans risque n'a pas forcément besoin d'un haut niveau de confiance, et Google rappelle que tous les contenus ne demandent pas une expertise spécialisée : son exemple est l'astuce d'un particulier pour déneiger son allée.

Arbre de décision YMYL : une page de conseil sur la santé, la stabilité financière ou la sécurité exige un expert, un vécu reste conforme au consensus
Arbre de décision YMYL : une page de conseil sur la santé, la stabilité financière ou la sécurité exige un expert, un vécu reste conforme au consensus

Où Google cherche les preuves : trois sources à auditer

Les consignes demandent aux évaluateurs de juger l'E-E-A-T à partir de trois sources : ce que le site ou l'auteur dit de lui-même, ce que d'autres en disent, et ce qui est visible sur la page. C'est la grille la plus utile pour auditer votre propre site, parce qu'elle dit où regarder.

Ce que vous dites de vous

La page À propos du site et la page profil de l'auteur sont le point de départ. L'évaluateur y cherche qui est responsable du site, qui a écrit le contenu, et comment le joindre : en partant de la page d'accueil, il cherche un lien « Contact » ou « Service client ».

Ce que les autres disent de vous

L'évaluateur cherche des avis indépendants, des références, des articles de presse. Les consignes lui donnent même les recherches à taper, que vous pouvez lancer sur votre marque :

  • votremarque -site:votremarque.fr : tout ce qui parle de vous hors de votre site ;
  • "votremarque.fr" -site:votremarque.fr : les pages qui citent votre domaine ;
  • votremarque avis -site:votremarque.fr : les avis publiés ailleurs.

Faites la même chose avec le nom de chaque auteur. Vos propres comptes sociaux ne comptent pas comme sources indépendantes : les consignes demandent des sources que le site n'a pas écrites. Les avis clientsÉvaluations laissées par les clients sur Google Business Profile. Facteur de ranking local. se lisent avec prudence, puisque n'importe qui peut en écrire, propriétaire compris ; le contenu des avis compte, au-delà de leur nombre et de la note. Sur un sujet YMYL, la réputation doit venir de sources expertes du domaine.

Un petit site qui ne trouve rien sur lui-même n'a pas à paniquer. Les consignes précisent que peu ou pas d'informations de réputation n'est un signe ni de haute ni de basse qualité : beaucoup de petites entreprises vivent du bouche-à-oreille. L'évaluateur regarde alors de plus près le reste de la page.

Ce que la page montre

Pour certains types de pages, le contenu principal, les avis et les commentaires suffisent à montrer le niveau d'expérience : les consignes prennent l'exemple d'une vidéo où l'on voit une coiffeuse au travail. Elles signalent aussi le conflit d'intérêts : l'avis d'un client qui possède le produit vaut plus que celui du fabricant ou d'un influenceur payé pour le promouvoir. Une vidéo qui montre un savoir-faire peut ressortir dans les résultats vidéo de Google si elle vit sur une page de lecture, la condition détaillée dans le guide du référencement vidéo.

Source Ce que l'évaluateur regarde Ce que vous vérifiez
Ce que vous dites de vous À propos, page auteur, contact, service client Responsable du site nommé, auteur réel, contact trouvable depuis l'accueil
Ce que les autres disent Avis indépendants, presse, références d'experts Résultats des recherches -site: sur la marque et chaque auteur
Ce que la page montre Contenu principal, avis, commentaires Preuves de test, sources citées, conflit d'intérêts déclaré
Page de résultats annotée pour la recherche votremarque avis -site:votremarque.fr : sites d'avis, forum et presse, les sources indépendantes que lit un évaluateur
Page de résultats annotée pour la recherche votremarque avis -site:votremarque.fr : sites d'avis, forum et presse, les sources indépendantes que lit un évaluateur

Expérience et expertise : prouver qui écrit et comment

Google propose trois questions pour relire un contenu : qui l'a créé, comment, et pourquoi (la bonne réponse étant : d'abord pour aider les internautes). Les deux premières portent l'expérience et l'expertise. Pour le « qui », il demande si l'identité du créateur est évidente, si les pages qui devraient avoir une signature en ont une, et si cette signature mène à des informations sur l'auteur et les thèmes qu'il traite.

Une page auteur utile donne :

  • son vrai nom et sa photo ;
  • ses spécialités et les sujets qu'il traite sur le site ;
  • son parcours et, quand c'est pertinent, ses diplômes ou certifications ;
  • ses publications et interventions ailleurs, avec les liens ;
  • ses profils professionnels (LinkedIn au minimum).

Le test : en tapant son nom dans Google, on trouve quelqu'un. La page auteur d'Investopedia, ci-dessous en 2024, en coche la plupart.

Capture de 2024 d'une page auteur Investopedia : photo, poste, formation, expertise, résumé du parcours et certifications de l'auteur

Une bonne bio raconte ce que la personne a fait. Prenons une bio fictive : « Responsable SEOSearch Engine Optimization. Ensemble des techniques visant à améliorer le positionnement d'un site web dans les résultats naturels des moteurs de recherche. d'une enseigne de bricolage, elle a piloté la refonteModification majeure du design ou de la structure d'un site. Risque SEO si mal gérée. de son catalogue et écrit ici sur l'architecture des sites e-commerce. » Elle dit ce que la personne a fait et de quoi elle parle, par exemple l'optimisation du crawl ; un encart « rédacteur SEO passionné » ne dit rien de tout ça.

Pour le « comment », Google prend l'exemple des avis produits : le lecteur fait confiance quand il sait combien de produits ont été testés, avec quels résultats et quelle méthode, preuves du travail à l'appui, par exemple des photos.

Comparez deux phrases sur un même matelas (exemple fictif) : « ce matelas est confortable », et « testé six semaines par deux dormeurs de gabarits différents, il garde sa fermeté au centre ; photo de l'affaissement côté bord à l'appui ». La seconde porte l'expérience. Vos propres captures et photos jouent ce rôle de preuve, et Google range parmi ses questions sur la qualité le fait d'apporter des informations ou une analyse vraiment originales.

Côté expertise, Google pose la question « ce contenu est-il écrit ou révisé par un expert ou un passionné qui connaît bien le sujet ? ». Sur un site YMYL, une relecture par un expert nommé répond directement : en 2024, Investopedia affichait l'auteur, le relecteur et le vérificateur des faits sous le titre.

Capture de 2024 d'un article Investopedia : sous le titre, le nom de l'auteur, celui du relecteur et celui de la personne qui a vérifié les faits

Les évaluateurs jugent aussi le contenu principal sur quatre attributs : l'effort, l'originalité, le talent ou la compétence, et l'exactitude. Google précise que citer d'autres sources ne remplace pas un travail original : un article qui reformule le top 10 ne coche pas la case de l'originalité, même sourcé. Relevez plutôt la structure des pages classées, comme dans une analyse concurrentielle SEO, puis apportez ce qu'elles n'ont pas. Notre méthode pour rédiger un article SEO part de là : réponse en tête, faits sourcés, apport propre.

Anatomie d'un en-tête d'article qui prouve son EEAT : signature qui mène à la page auteur, relecteur nommé, méthode de test et photos originales
Anatomie d'un en-tête d'article qui prouve son EEAT : signature qui mène à la page auteur, relecteur nommé, méthode de test et photos originales

Balisage auteur : ce que schema.org décrit, et ses limites

Le balisage décrit, la page prouve. Pour l'auteur d'un article, Google recommande fortement d'indiquer son type et son url (ou sameAs), en faisant pointer l'URL vers une page qui l'identifie, comme sa page auteur. Il demande de baliser tous les auteurs affichés et de ne mettre que le nom dans author.name, et il sait lire aussi bien url que sameAs pour distinguer les auteurs.

Sur la page auteur elle-même, le type ProfilePage de Google sert les sites où des créateurs partagent un point de vue de première main, et le balisage Article peut pointer vers cette page. Le Person qu'elle décrit porte les propriétés utiles, à condition de les employer pour ce qu'elles sont :

  • knowsAbout liste les sujets que la personne connaît ; schema.org précise que la propriété suggère une expertise sans l'impliquer ;
  • alumniOf désigne une organisation dont la personne est ancienne élève, donc une école ou une université, jamais une certification ;
  • hasCredential porte un diplôme ou une certification ;
  • sameAs pointe vers des pages de référence sur la personne (profil LinkedIn, page Wikipédia s'il en existe une).

Pour un relecteur, reviewedBy existe, mais schema.org la range parmi les propriétés de WebPage : elle se pose sur le nœud WebPage de l'article. Exemple pour une autrice fictive :

{
  "@context": "https://schema.org",
  "@type": "ProfilePage",
  "mainEntity": {
    "@type": "Person",
    "name": "Camille Martin",
    "jobTitle": "Responsable SEO",
    "url": "https://www.exemple.fr/auteurs/camille-martin",
    "sameAs": ["https://www.linkedin.com/in/camille-martin-exemple"],
    "knowsAbout": ["SEO technique", "Migration de site"],
    "alumniOf": { "@type": "CollegeOrUniversity", "name": "Université de Lille" },
    "hasCredential": { "@type": "EducationalOccupationalCredential", "name": "Master marketing digital" }
  }
}

Investopedia balisait déjà ses pages auteurs de cette façon en 2024 : ProfilePage, Person et plusieurs sameAs.

Capture de 2024 du balisage d'une page auteur Investopedia : type ProfilePage, entité Person avec nom, description, URL et trois liens sameAs

Notre guide des données structurées pour le GEO montre comment relier ce Person à vos articles et à votre Organization. Un sameAs vers un profil vide ou vers un homonyme confirme une fausse piste : ouvrez chaque URLUniform Resource Locator. Adresse unique d'une page web. Une URL optimisée est courte, descriptive et contient le mot-clé. avant de la publier.

JSON-LD d'une page auteur annoté : ProfilePage, url et sameAs pour identifier l'auteur, alumniOf pour l'école, hasCredential pour le diplôme
JSON-LD d'une page auteur annoté : ProfilePage, url et sameAs pour identifier l'auteur, alumniOf pour l'école, hasCredential pour le diplôme

Autorité et confiance : la réputation et le site

L'autorité, c'est être connu comme une source de référence sur son sujet, et elle se construit hors de votre site. Les consignes cherchent des articles, des références et des recommandations d'experts écrits par d'autres. Concrètement :

  • des articles invités et des tribunes sur des sites reconnus de votre secteur ;
  • des interviews, des podcasts, des conférences, même modestes ;
  • des mentions dans la presse, des études ou des blogs professionnels ;
  • des liens depuis ces sites vers vos contenus de fond, la forme la plus visible de ces citations : notre guide des backlinks explique comment juger la qualité d'un lien.

Le branding SEO en fait une méthode : la SERPSearch Engine Results Page. Page affichée par un moteur de recherche en réponse à une requête utilisateur. de votre nom, une entité balisée, des mentions suivies et des requêtesTerme ou expression que les utilisateurs saisissent dans un moteur de recherche. Base de toute stratégie SEO. de marque relevées dans la Search ConsoleOutil gratuit Google pour surveiller et optimiser la présence d'un site dans les résultats de recherche.. En amont, le positionnementPosition d'une page web dans les résultats de recherche pour une requête donnée. et l'identité se fixent avec le branding, puis le brand marketing fait connaître et préférer la marque.

La confiance se joue sur le site, et les consignes la jugent selon la page : une boutique a besoin d'un paiement sécurisé et d'un service client fiable, un auteur académique de publications relues par ses pairs. Elles jugent les informations de contact extrêmement importantes pour les sites qui manipulent de l'argent : sur un site marchand, l'évaluateur va chercher le contact et les politiques de paiement, d'échange et de retour. En e-commerce, ce sont vos premiers signaux de confiance, avant toute page auteur. Sur la plupart des sites, la liste reste courte :

  • une page À propos qui dit qui est responsable du site, avec des visages et des noms ;
  • un contact facile à trouver : adresse, e-mail, téléphone, et pas seulement un formulaire ;
  • mentions légales, politique de confidentialité et conditions de vente visibles ;
  • des avis clients nombreux, détaillés et fiables, que les consignes prennent comme preuve de bonne réputation quand ils sont positifs ;
  • un site servi en HTTPSProtocole sécurisé de transfert de données. Facteur de ranking depuis 2014. : Google demande « vos pages sont-elles diffusées de manière sécurisée ? » dans sa grille d'expérience sur la page.
Capture de 2024 de la page À propos d'Investopedia : sommaire, histoire du site, ligne éditoriale et liste des prix reçus

La page À propos d'Investopedia, en 2024, réunissait tout cela : histoire, équipe éditoriale, vérification des faits, prix reçus. Elle répond d'avance aux questions d'un évaluateur, et surtout à celles d'un lecteur qui hésite.

Liste de contrôle confiance : À propos nominative, contact et service client, politique de retours, avis indépendants, HTTPS, et jamais d'auteur inventé
Liste de contrôle confiance : À propos nominative, contact et service client, politique de retours, avis indépendants, HTTPS, et jamais d'auteur inventé

Par où commencer selon votre site

La confiance compte partout ; le critère à pousser en premier dépend de votre site.

Site YMYL (santé, finance, juridique). Faites écrire ou relire chaque contenu de conseil par un expert nommé, avec sa page auteur, ses diplômes et la date de relecture. Sourcez chaque affirmation et alignez-vous sur le consensus des experts.

Site e-commerce. Rendez le contact, la livraison, les retours et le paiement trouvables depuis chaque page. Recueillez des avis clients détaillés, et sur vos guides d'achat, montrez vos tests : produits essayés, méthode, photos. Notre guide du SEO e-commerce couvre le reste du chantier, de l'architecture à l'autorité.

Site de services ou blog B2B. Signez chaque article d'une personne réelle qui a fait ce qu'elle raconte, avec une page auteur reliée à ses profils. Publiez vos propres exemples et données plutôt qu'une synthèse de plus.

Dans les trois cas, lancez les recherches -site: sur votre marque et vos auteurs avant toute chose : elles montrent ce qu'un évaluateur trouverait, et souvent ce qui manque.

Plan d'action EEAT par type de site : YMYL, e-commerce et services B2B, avec le critère prioritaire et la première action à mener
Plan d'action EEAT par type de site : YMYL, e-commerce et services B2B, avec le critère prioritaire et la première action à mener

Questions fréquentes

L'EEAT est-il un facteur de classement Google ?

Selon Google, le modèle E-E-A-T n'est pas un facteur de classement spécifique. Ses systèmes combinent de nombreux facteurs qui permettent de repérer les contenus qui ont ces qualités, avec encore plus de poids sur les sujets YMYL. Les évaluateurs de la qualité, eux, n'ont aucun contrôle sur le classement : leurs notes servent à vérifier que les systèmes fonctionnent.

Quelle différence entre E-A-T et E-E-A-T ?

Le second E, pour expérience (experience), a été ajouté le 15 décembre 2022 dans les consignes des évaluateurs. Il valorise le contenu créé par quelqu'un qui a vécu ce dont il parle : utilisé le produit, visité le lieu, traversé la situation. Expertise, autorité et confiance restent les trois autres critères.

Un contenu écrit avec l'IA peut-il avoir un bon EEAT ?

Google dit récompenser les contenus de qualité quelle que soit la façon dont ils sont produits, avec deux limites. Produire des contenus par automatisation, IA comprise, dans le but principal de manipuler le classement enfreint ses règles sur le spamTechniques manipulatrices visant à tromper les moteurs de recherche.. Inventer un auteur, avec un portrait généré par IA ou de fausses références, est une tromperie qui rend la page peu fiable.

En dehors de ces deux cas, Google précise que l'utilisation appropriée de l'IA n'est pas contraire à ses consignes : un texte assisté, relu et enrichi par une personne réelle qui le signe, peut avoir un bon E-E-A-T.

Faut-il travailler l'EEAT hors des sujets YMYL ?

Oui, mais à un niveau proportionné. La confiance compte partout ; l'expertise formelle, beaucoup moins : Google rappelle que tous les contenus ne demandent pas une expertise spécialisée. Pour un blog de loisirs, un auteur identifié, une expérience réelle du sujet et des faits exacts suffisent.

Sources

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L’auteur

Benoit Demonchaux

Co-fondateur & SEO Director

Benoît Demonchaux est co-fondateur de Slashr, agence de référencement naturel basée à Lille et consultant SEO depuis 6 ans. Avant de créer Slashr, il a exercé en tant qu'éditeur de sites et chef de projets dans une grande agence SEO.

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